La cote 400 de Sophie Divry

Publié le par __Troubles__

La cote 400 de Sophie Divry

¤ Présentation de l'éditeur:

Elle rêve d'être professeur, mais échoue au certificat et se fait bibliothécaire. Esseulée, soumise aux lois de la classification de Dewey et à l'ordre le plus strict, elle cache ses angoisses dans un métier discret. Les années passent, elle renonce aux hommes, mais un jour un beau chercheur apparaît et la voilà qui remet ses bijoux. Bienvenue dans les névroses d'une femme invisible. Bienvenue à la bibliothèque municipale, temple du savoir où se croisent étudiants, chômeurs, retraités, flâneurs, chacun dans son univers. Mais un jour ce bel ordre finit par se fissurer.

  • Poche: 94 pages
  • Editeur : 10 (4 avril 2013)
  • Collection : 10/18
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2264055693
  • ISBN-13: 978-2264055699
  • Dimensions du produit: 17,7 x 11 x 1 cm

¤ Mon avis:

Il s'agit là d'un long monologue, plutôt aigre, émanant de la responsable du rayon géographie d'une bibliothèque publique de province. L'histoire en elle-même n'a rien de chavirant mais on peut se surprendre à sourire en quelques occasions notables, notamment lorsqu'elle en vient à parler de la hiérarchie des genres en bibliothèque, ou lorsqu'elle décrit les différents types de lecteurs.

Ayant travailler en bibliothèque, la classification de Dewey n'avait pas réellement de secret pour moi, mais il faut avouer qu'il est plaisant de voir une auteure dévoiler les secrets de classement des professionnels.

Découvrir un lecteur enfermé dans une bibliothèque est une éventualité quasi impossible de nos jours mais cela ouvre les vannes du monologue et on s'en félicite, on découvre le quotidien d'une femme qui s'est peu à peu fanée lorsque ses espoirs de devenir professeur se sont vus réduit à néant et que sa carrière resterait stagnante comme une eau qui croupie. Une femme qui perd ses espoirs professionnels et qui subit également les affres de la déception sentimentale... Tout cela nous mène à un personnage haut en couleurs que l'on aimerait pas forcément croiser et avec lequel on ne voudrait, pour rien au monde, rester enfermé pendant deux longues heures...

Un long monologue de quasiment 70 pages qui m'a un peu déçu alors que le sujet était tellement prometteur. Les dix dernières pages ne sont pas à la hauteur du reste et nous laisse un peu désabusés. Cependant je vous conseille de vous faire votre propre opinion et de donner sa chance à cette jeune auteure !

Publié dans Chroniques de livres

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Vanou 13/12/2013 12:48

Arf, ben je crois que je vais passer... :-/