Je me souviens de Martin Michaud

Publié le par __Troubles__

Je me souviens de Martin Michaud

¤ Présentation :

À Montréal, juste avant Noël, un homme et une femme meurent le cou transpercé par ce qui semble être un instrument de torture sorti tout droit du Moyen Âge. Auparavant, ils ont entendu la voix de Lee Harvey Oswald, l'assassin présumé du président Kennedy. Un sans-abri se jette du haut d'un édifice de la place d'Armes. Ayant séjourné à plusieurs reprises en psychiatrie, il prétendait avoir participé, avec le FLQ, à l'assassinat de Pierre Laporte. Sur le toit, avant de sauter, il laisse deux portefeuilles, ceux des victimes. La série de meurtres se poursuit, les cadavres s empilent... De retour à la section des crimes majeurs, le sergent-détective Victor Lessard mène l enquête avec, pour le meilleur et pour le pire, la truculente Jacinthe Taillon. Je me souviens parle d'identité à bâtir, de mémoire à reconstituer et de soif d'honneur.

  • Relié: 648 pages
  • Editeur : Kennes Editions (30 septembre 2015)
  • Collection : KE.ROMAN POLIC.
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2875801678
  • ISBN-13: 978-2875801678
  • Dimensions du produit: 15,3 x 5 x 23 cm

¤ Biographie de l'auteur:

Martin Michaud a connu un succès fulgurant au Québec avec ses trois premiers polars Il ne faut pas parler dans l'ascenseur, La chorale du diable et Je me souviens, qui lui ont valu de nombreux prix littéraires. Au coeur de ceux-ci, on trouve Victor Lessard, enquêteur tourmenté, rebelle, mais hautement moral du service de police de la Ville de Montréal. En novembre dernier, l'auteur a publié au Québec le quatrième volet des enquêtes de Lessard, Violence à l'origine, qui s'est rapidement hissé en tête des ventes. Pour son premier hors série, Sous la surface, un thriller unanimement salué par la critique et le public, il a remporté, en compétition avec de nombreux romanciers francophones de renom, le Prix Tenebris 2014. Sorti en octobre dernier en Europe, il y a reçu un très bon accueil. Reconnu outre-Atlantique comme le chef de file des écrivains de romans policiers québécois, il voit son travail comparé à celui des auteurs internationaux Jo Nesbo, Michael Connelly, Fred Vargas, Ian Rankin et Henning Mankell. Grâce à Kennes Éditions, son talent s'impose désormais dans toute la francophonie !

¤ Mon avis :

J'ai eu la chance de découvrir ce roman grâce à mon partenariat avec les Editions Kennes, que je remercie vraiment car j'ai passé un moment remarquable !

Autant vous le dire tout de suite, lorsque j'ai reçu ce roman, j'ai d'abord était impressionnée par son volume, quasiment 650 pages ce n'est pas rien, et en grand format en plus. J'ai mis un peu de temps à le terminer, non pas parce que je n'aimais pas l'histoire, bien au contraire mais parce que j'avais un peu de mal à lire longtemps au lit, le roman pesant 920 grammes (oui, je l'ai pesé) j'ai parfois eu les muscles endoloris.

Ce roman est le troisième volume des aventures du sergent-détective Lessard, mais il peut très bien se lire de façon indépendante.

Le prologue de l'auteur nous indique sa démarche créative et pourquoi le roman s'intitule "Je me souviens", qui est la devise du Québec.

Les personnages sont intéressants, Lessard n'est pas un policier lisse, il a connu son lot de soucis et est resté marqué par ses précédentes enquêtes, sa coéquipière Jacinthe est un brin agaçante mais donne un côté parfois amusant à un roman assez dense. Loïc, la nouvelle recrue, malgré de graves erreurs sur le terrain, fait preuve de bonne volonté et parvient à se faire une place dans la résolution de l'enquête. Je trouve que les portraits sont dressés de façon subtile par des petites touches éparses, distillées quand il faut, ce qui donne de la profondeur au récit et c'est ce qui m'a permis de m'attacher à certains personnages.

Le roman se compose de six parties distinctes et de 95 chapitres assez courts, ce qui donne un rythme de lecture très agréable. J'ai pris plaisir à lire chacune des pages de ce roman, aucune n'est inutile et toutes sont essentielles au développement de l'intrigue et à la compréhension des tenants et aboutissants. Chaque pièce du puzzle s'imbrique dans les autres et fait de ce roman un incontournable. Le côté psychologique de l'intrigue est fascinant et très documenté ce qui le rend crédible, l'implantation de l'histoire dans le contexte politique des années 60 est un pari osé, on sait bien que cette théorie n'est pas une relecture des faits mais est juste issue de l'imagination de l'auteur, mais elle en vaut bien d'autres qui sont prises au sérieux.

Même si le déroulement du roman nous mène doucement vers la résolution de l'enquête, j'ai tout de même était surprise à plusieurs reprises ce qui est plutôt rare. La fin est un peu ouverte, ce qui permet à notre imagination de continuer à faire vivre l'histoire, de se questionner sur les suites qui seront données à cette enquête très controversée.

J'ai été fascinée par ce roman, il s'agit pour moi d'un véritable coup de cœur. Un thriller historico-psychologique à lire et relire qui m'a permis de perfectionner mon québecois et qui m'a donné envie de lire la bibliographie entière de Martin Michaud !

Je ne développerai pas davantage mon avis sur le récit pour ne pas spoiler mais je vous invite vraiment à le lire !!

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Vanou 01/12/2015 18:55

Ça fait vraiment envie !!