Dans le murmure des feuilles qui dansent d'Agnès Ledig

Publié le par __Troubles__

¤ De quoi ça parle ?

Anaëlle, une jeune femme dont la vie a été bouleversée par un accident, se reconstruit doucement, entre son travail et sa passion pour l’écriture. En cherchant des informations pour le roman policier qu’elle est en train d’écrire, elle va entamer une correspondance avec un procureur de la région.
Thomas est menuisier, mais il délaisse son atelier. Tous les jours, il raconte des histoires merveilleuses d’arbres et de forêt pour mettre un peu de couleurs dans la chambre d’hôpital de Simon, son petit frère.
Chacun se bat à sa manière contre la fatalité. Mais est-ce vraiment le hasard qui va sceller leur destin ?
Agnès Ledig noue dans ce roman une histoire simple et poignante où des âmes blessées donnent le meilleur d’elles-mêmes et nous rappellent, avec l’aide de la nature, que la vie est plus forte que tout.

  • Poche : 480 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (25 septembre 2019)
  • Collection : Littérature
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2253100609
  • ISBN-13 : 978-2253100607
  • Dimensions du produit : 11,1 x 3 x 18 cm
  •  

¤ A propos de l'auteure :

En moins de cinq ans, Agnès Ledig s’est imposée comme l’une des romancières françaises les plus aimées du grand public. Ses quatre best-sellers, Juste avant le bonheur, prix Maison de la Presse 2013, Pars avec luiOn regrettera plus tard et De tes nouvelles sont aujourd’hui traduits en 12 langues.

 

¤ Ce que j'en ai pensé :

J'ai connu Agnès Ledig grâce au recueil annuel 13 à table publié chez Pocket chaque année et depuis quelques années j'ai accumulé la plupart de ses romans dans ma PAL qui est interminable. J'ai profité de ce confinement pour faire un peu de rangement et me lancer dans la nouveauté, j'ai donc pris ce roman afin d'apprendre à mieux connaitre l'auteure.

J'avais eu un coup de cœur sur le style de l'auteure, simple, sobre mais efficace et chaque résumé est une promesse le tout était de savoir si celles-ci seraient tenues.

Le commencement du roman est mignon et un peu lent, il s'ouvre sur le début d'une relation épistolaire entre une jeune écrivaine et un de ses anciens professeurs auquel elle demande des conseils, cette relation va évoluer au cours des chapitres et celle de Thomas er de son petit frère Simon va également se développer.

Pendant un petit moment, j'ai eu du mal à comprendre où les deux histoires allaient se rencontrer puis, l'éclairage c'est fait d'un coup d'un seul.

Pour moi ce roman a été comme une révélation, sur comment se remettre des épreuves de la vie, sur comment trouver la force en soi d'avancer. Les personnages sont attachant et l'écriture vraie. Agnès Ledig écrit sur la maladie avec retenue mais surtout de façon sensible et sans fards. Tout et décrit, les soins, les peurs, les interrogations des familles et des malades, la réaction des gens non impliqués...

L'auteure donne sa vision sur la vie, sur la valeur qu'elle a et que l'on a trop tendance à oublier.

J'ai été bouleversée par cette histoire et je ne suis pas ressortie indemne de ma lecture. Ce roman m'a donné envie de sortir ses autres romans de ma PAL.

Je ne peux que conseiller ce roman à ceux qui auront le courage de s'y plonger.

 

¤ Si je devais lui mettre une note : 5/5

Il y aura toujours des drames injustes, et toujours des imbéciles qui ne comprennent rien à la vie, ni à pourquoi elle vaut d'être vécue, simplement, sans se rajouter des problèmes parce qu'on n'en a pas assez, ou alors des pas assez graves.

p. 99

Le manque accentue tout. Il a beau essayer de la chasser, l'idée est là, et bien là. Anaëlle envahit ses pensées et l'absence de nouvelles éclabousse cette journée d'un silence qui tache.

p. 105

J'appelle cela la sélection naturelle par l'épreuve.

p.190

Je songe chaque jour au chemin que nous prenons, aux choix que nous devrons peut-être faire un jour, à ce que nous risquons de perdre, ou de gagner, selon l'angle sous lequel on se place.

p. 300

Finalement, relativiser donne de la légèreté à l'existence? Un comble d'être obligé d'en passer par le pire pour le comprendre.

p. 379

Publié dans Chroniques de livres

Commenter cet article